Une maison de santé

Le conseil municipal du 17 décembre fut un peu désert en raison de son heure précoce due au couvre-feu. Le prochain budget de la ville n’ayant toujours pas été adopté le premier dossier visait à « donner à l’exécutif le pouvoir d’engager des dépenses de fonctionnement et d’investissement » et ce à concurrence de 25% des montants de dépenses d’investissement inscrit au budget 2020, soit 1,183 M d’euros. Ceux qui ont suivi mes comptes-rendus des conseils sur les colonnes du Midi Libre se rappelleront que l’an dernier à la même époque un dossier équivalent avait été voté, principalement pour financer les travaux de la nouvelle gendarmerie qui commençaient. Durant ce conseil Nathalie Nury avait crié au « déni de démocratie ». L’occasion était trop belle pour Patrick Manetti, seul membre actuel de l’ancienne majorité pour ne pas s’étonner : « Vous aviez contesté le même dossier de finance, je suis quelque part heureux de voir que vous faites la même chose » Michel Berardo, premier adjoint et rapporteur du dossier lui a répondu que « vous aviez à cette occasion donné pourvoir au maire de passer des emprunts » Patrick Manetti lui a fait remarquer que « les dossiers 4 et 5 sont identiques » [le 4 confère la future maison de santé] mais Michel Bérardo lui a fait remarquer que « nous avons mis un plafond pour toute demande d’emprunt qui au delà devront passer par le conseil municipal ».

Une maison de santé mais où ?

Pour la majorité c’est l’ancien bâtiment des services techniques qui a été choisi, Patrick Manetti s’est inquiété du choix de ce bâtiment plutôt que le 5 de la rue du Rhône, pour Nathalie Nury, maire, ce n’était pas envisageable vu son état de délabrement cela aurait demandé un financement trop important, une autre intervention de Patrick Manetti : «  il n’y a pas que le bâtiment, il faut aussi avoir une idée de ce que l’on veut y mettre dedans » a donné l’occasion à Natalie Nury de s’étendre sur la genèse de ce projet qui semble lui tenir à cœur : « Ce projet de maison de santé a été réalisé par les médecins et para-médicaux de Roquemaure, un cahier des charges a déjà été préparé comprenant les besoins actuels avec des possibilités d’extension à l’étage, ce sont eux qui ont décidé après visite du bâtiment, pour obtenir la labellisation Maison médicale auprès de l’ARS (autorité régionale de santé) il faut 12 mois, ils ont travaillé tout l’été pour monter le dossier. Maryvonne Pugibet de la liste d’opposition Construisons Ensemble l’Avenir de Roquemaure a précisé que, pour elle, ce sera : « la fin de l’angoisse de voir Roquemaure démunie de médecin, on est sur le seuil du désert médical » et a dit bravo à la municipalité.

38h pour les municipaux.

Pour respecter le décompte légal du temps de travail effectif de 1607 heures et en accord avec les représentants du personnel qui ont consulté la base la semaine de travail passera de 35 à 38 heures. Cependant pour la crèche qui a des besoins spécifiques la transition se fera peu à peu.

Chats errants

La délégation de fourrière animale avec la SACPA, peu apprécié des amis des animaux, continuera jusqu’a mi 2022, mais la municipalité a signé avec l’association « Les copains félins » une convention pour stérilisation et capture des chats errants. Ces chats devraient être gardés à terme sur le terrain clôturé de la présidente de l’association alors que jusqu’ici la SACPA les euthanasiait. Ils seront en attendant remis en liberté mais sans se reproduire une fois stérilisé, ce qui a inquiété Patrick Manetti : « la nourriture laissée dans la rue attire les rats » et Maryvonne Pugibet : « Je pense qu’un quota de chats par rapport à la population devrait être considéré, je suis convaincu que c’est dangereux au niveau sanitaire »
Ces stérilisations seront prises en charge par un cabinet vétérinaire de Bagnols-su-Cèze et bénéficieront d’une prise en charge par la fondation Brigitte Bardot à hauteur de la moitié mais pour la maire il faut bien trouver une solution : « c’est essentiel, il faut bien gérer ce problème, l’association va réduire les points de nourrissage et bien sur il faut un aspect pédagogique auprès de le population. » Traduisez : tant que les gens feront faire des portées à leurs animaux sans se préoccuper du sort des chatons le problème restera insoluble
W.L photo W.L. : Maryvonne Pugibet et ses colistiers.

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